La menace silencieuse de Lamine Yamal avant la confrontation de dimanche

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La finale est dimanche. L’Argentine est l’adversaire. Et l’Espagne se pose actuellement la même question que tout le monde. Lamine Yamal peut-il marcher sur cette jambe gauche ?

Le magicien de l’aile de 19 ans a sauté les exercices de passes de jeudi. Il a quitté le terrain en boitant après avoir battu la France en demi-finale. Désormais, c’est le bandage sur sa cuisse qui parle, tandis que le reste de l’équipe essaie de faire comme si de rien n’était.

Le silence du jeudi

Il s’est présenté. Techniquement. Yamal et ses ischio-jambiers douteux ont participé à de légers étirements sur le terrain d’entraînement. C’est ça. Dépassement Interdit. Aucune procédure pas à pas tactique. Juste debout là, la cuisse gauche bien serrée, pendant que le reste de La Roja s’entraînait.

Le personnel espagnol a appelé cela « la gestion de la charge de travail ». Une phrase douce pour une situation irrégulière. Ils promettent qu’il sera prêt dimanche. Ils le font toujours. La météo n’a pas aidé non plus, avec la fumée des feux de forêt canadiens dérivant sur la région du New Jersey, rendant la respiration suffisamment lourde sans se soucier de rupture des tendons.

Garder un joueur frais n’est pas toujours une question de repos. Parfois, c’est une question de secret.

Construit sur le battage médiatique, soutenu par des statistiques

Vous vous souvenez de ce qu’ils ont dit avant le coup d’envoi du ballon ? Ryan O’Hanlon d’ESPN a classé Yamal comme le deuxième meilleur joueur de la Coupe du monde. Derrière Dembélé. Devant Leo Messi. Treize places devant lui, en fait.

Le battage médiatique est-il juste ?

Jusqu’à présent, ce n’est peut-être pas tout à fait un pis-aller. Mais il a été présent. Un objectif. Cinq occasions créées. Sept matchs au bout du compte. L’Espagne n’a pas perdu un match depuis sa naissance, en gros : quatorze matchs sans défaite avec Yamal sur le terrain. La corrélation est difficile à ignorer, même si la causalité est débattue partout dans les bars sportifs.

Le fantôme dans les ischio-jambiers

Ce n’était pas propre au départ. Yamal est arrivé au tournoi en soignant un problème aux ischio-jambiers gauche. Les blessures aux ischio-jambiers sont dangereuses. Les larmes de grade 1 sont des désagréments légers. Les déchirures de grade 3 marquent la fin de la saison où le muscle abandonne complètement. Entre? La zone grise où la guérison prend des jours ou des mois et où une nouvelle blessure approche à grands pas.

Lors de la demi-finale contre la France, juste après avoir entraîné Kylian Mbappé dans la terre, Yamal lui a attrapé la cuisse. Dur. Il a continué à jouer. Aucun médecin ne s’est précipité. Mais lorsqu’il a quitté le terrain par la suite, la boiterie était indéniable. Les fans ont commencé à transpirer. L’ancienne blessure n’avait pas disparu. Il attendait.

Brouillard de guerre

Personne ne sait ce qui se passe réellement sous le bandage. Aucun rapport médical n’a été divulgué. Aucun rayon X ne circule. Les entraîneurs sont discrets. Ils doivent l’être. Si l’Argentine sait qu’il est gazé ou souffre, ils l’exploiteront.

Alors on attend.

Il reste trois jours. Du jeudi au dimanche, la fenêtre est courte. Assez de temps pour se reposer. Peut être. Assez de temps pour un miracle ? Peut être. Yamal n’a fait que s’étirer aujourd’hui. Il n’a pas couru. Il n’a pas donné de coup de pied. L’incertitude fait partie de la stratégie, qu’elle soit admise ou non.

Si les ischio-jambiers tiennent, l’Espagne gagne grâce au génie. S’il se brise, nous verrons si la séquence de 14 matchs s’arrête avec.

Pour l’instant, la jambe gauche reste la variable silencieuse. Le ballon ne ment pas. Mais cela ne vous dira certainement pas comment se sentira le joueur demain.